Au large de l'Écueil, page 159 by Hector Bernier

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a folie d'aimer une image inerte et vaine, je m'abandonnai souvent à l'illusion que mon idéal palpitait dans la chevelure fauve et le visage ardent... Il rayonnait d'elle tant de flamme pure, d'âme fine et d'espoirs nobles, que j'espérai souvent la voir quitter le cadre glacial et s'en aller m'attendre sur la route... Oui, Marguerite, elle vit, l'image de Greuze, et je l'ai rencontrée... Toute mon âme l'a reconnue, le jour où, merveilleuse dans un vêtement de lys, elle vint prendre place tout près de mon coeur... Dès lors, j'ai vécu autrement, d'une vie plus large, plus complète, où frémissaient des émotions nouvelles... Ce ne fut pas la même façon de vivre, lorsque je reposais mes yeux dans le calme des vôtres... Qui, j'ai vécu autrement, d'une vie plus harmonieuse, depuis que j'ai entendu votre voix qui module et berce... Oh! la nouvelle et grisante façon de vivre, à recevoir la révélation de votre âme délicate et charmante!... Votre image est dans l'essence de ma vie!... Oh! l'ivresse de vivre, depuis que je vous aime!... Mon coeur ne combat plus, se livre à vos yeux qui l'appellent... Marguerite, je vous aime, regardez bien au fond de moi-même, n'est-il pas vrai que je vous aime religieusement, pour toujours? Ne sentez-vous pas que la totalité de mes rêves est à vous, que vous ne pourrez, jamais me redonner ce que vous emportez de mon être?...

--J'ai le coeur plein à se rompre!... Depuis que je le sais, votre amour est la vie même!... Il faut que je refuse, vous n'avez pas le droit de me faire une telle promesse!... La violence de l'adieu décuple la force de notre amour!... Plus tard, vous regretterez d'être allé si loin, vous saurez que vous ne donniez pas réellement tout ce que vous offrez!...

--Vous ne le voulez donc pas, le r&ec

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