Les grandes espérances, page 179 by Charles Dickens

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répondit M. Wopsle, sans avoir l'air de vous connaître, je n'hésite pas à vous répondre: coupable, en effet!»

Là-dessus, nous reprîmes tous assez de courage pour faire entendre un léger murmure d'approbation.

«Je le savais, dit l'étranger, je savais ce que vous pensiez et ce que vous disiez; mais je vais vous faire une question. Savez-vous, ou ne savez-vous pas que la loi anglaise suppose tout homme innocent, jusqu'à ce qu'on ait prouvé... prouvé... et encore prouvé qu'il est coupable.

--Monsieur, commença M. Wopsle, en ma qualité d'Anglais, je....

--Allons! dit l'étranger à M. Wopsle, en mordant son index, n'éludez pas la question. Ou vous le savez, ou vous ne le savez pas. Lequel des deux?»

Il tenait sa tête en avant, son corps en arrière, d'une façon interrogative, et il étendait son index vers M. Wopsle.

«Allons, dit-il, le savez-vous ou ne le savez-vous pas?

--Certainement, je le sais, répondit M. Wopsle.

--Alors, pourquoi ne l'avez-vous pas dit tout de suite? Je vais vous faire une autre question, continua l'étranger, en s'emparant de M. Wopsle, comme s'il avait des droits sur lui: Savez-vous qu'aucun des témoins n'a encore subi de contre-interrogatoire?»

M. Wopsle commençait:

«Tout ce que je puis dire, c'est que...»

Quand l'étranger l'arrêta.

«Comment, vous ne pouvez pas répondre: oui ou non!... Je vais vous éprouver encore une fois.»

Il étendit son doigt vers lui.

«Attention! Savez-vous ou ne savez-vous pas qu'aucun des témoins n'a encore subi de contre-interrogatoire?... Allons, je ne vous demande qu'un mot: Oui ou non?»

M. Wopsle hésita, et nous commencions à avoir de lui une

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