Les grandes espérances, page 589 by Charles Dickens
<< Return to Title Details & Download590
eacute;tait donc fait leur guide et ils étaient partis avec lui pour la maison de l'écluse, mais par le chemin de la ville aux marais que j'avais évité. Tout en marchant, Herbert avait réfléchi que je pouvais, après tout, avoir été appelé là dans un but qui importait à la sûreté de Provis, et pensant que, dans ce cas, il ferait peut-être mal de me déranger, il avait laissé son guide et Startop au bord de la carrière et s'était approché seul et sans bruit de la maison, deux ou trois fois, cherchant à s'assurer si tout se passait bien à l'intérieur. Comme il ne pouvait rien entendre que les sons indistincts d'une voix rude (ceci se passait pendant que mon esprit était tant occupé), il avait même fini par douter que je fusse là, quand tout à coup il m'avait entendu crier de toutes mes forces. Il avait alors répondu à mes cris, et s'était précipité dans la cabane, suivi de près par les deux autres.
Quand je dis à Herbert ce qui s'était passé dans la maison, il voulut aller immédiatement à la ville trouver un magistrat, malgré l'heure avancée, et obtenir un ordre d'arrestation; mais j'avais déjà songé qu'une pareille démarche, en nous retenant et en nous empêchant de revenir pourrait être fatale à Provis. Il n'y avait pas à contester cette difficulté, et nous abandonnâmes toute pensée de poursuivre Orlick pour le moment. Dans ces circonstances, nous crûmes prudent de traiter légèrement la chose aux yeux du garçon de Trabb qui, j'en suis convaincu, aurait été fortement désappointé s'il avait appris que son intervention m'avait sauvé du four à chaux; non pas que le garçon de Trabb f&uc