Les grandes espérances, page 649 by Charles Dickens
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nt principal qui était restée fermée si longtemps. D'autres lots étaient marqués sur différentes parties des constructions, et le lierre avait été arraché pour faire place aux écriteaux, et il y en avait déjà beaucoup traînant dans la poussière, et tout flétri. Entrant un instant par la porte ouverte, et regardant autour de moi de l'air maussade d'un étranger qui n'a rien à faire dans l'endroit où il se trouve, je vis le commis du commissaire-priseur se promener sur les fûts et les désigner à haute voix à un rédacteur du catalogue qui, plume en main, se faisait un pupitre provisoire du fauteuil à roues que j'avais si souvent poussé en chantant le vieux Clem.
Quand je revins au Cochon bleu pour déjeuner, je trouvai Pumblechook causant avec l'aubergiste. M. Pumblechook (qui ne paraissait pas avoir gagné depuis sa dernière aventure nocturne) m'attendait, et m'adressa la parole dans les termes suivants:
«Jeune homme, je suis fâché de vous voir tomber; mais pouvait-on s'attendre à autre chose... pouvait-on s'attendre à autre chose... pouvait-on s'attendre à autre chose?...»
Comme il étendait la main avec le geste magnifique d'un homme qui pardonne, et comme j'étais brisé et accablé par la maladie, et peu porté à quereller, je le laissai faire.
«William, dit M. Pumblechook au garçon, mettez un muffin sur la table. En sommes-nous vraiment là?... en sommes-nous vraiment arrivés là?...»
Je m'assis de mauvaise humeur devant mon déjeuner. M. Pumblechook se tint devant moi, et, avant que je n'eusse eu le temps de toucher la théière, il me versa du thé de l'air d'un bienfaiteur qui avait résolu de me rester fidèle j