Les grandes espérances, page 99 by Charles Dickens

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place à côté de lui.

Mais comme j'avais l'habitude de m'asseoir à côté de Joe toutes les fois que je venais dans cet endroit, je dis:

«Non, merci, monsieur.»

Et je me laissai tomber à la place que Joe m'avait faite sur l'autre banc. L'étranger, après avoir jeté un regard sur Joe et vu que son attention était occupée ailleurs, me fit de nouveaux signes; puis il se frotta la jambe d'une façon vraiment singulière, du moins ça me fit cet effet-là.

«Vous disiez, dit l'étranger en s'adressant à Joe, que vous êtes forgeron.

--Oui, répondit Joe.

--Que voulez-vous boire, monsieur?... À propos, vous ne m'avez pas dit votre nom.»

Joe le lui dit, et l'étranger l'appela alors par son nom.

«Que voulez-vous boire, monsieur Gargery, c'est moi qui paye pour trinquer avec vous?

--À vous dire vrai, répondit Joe, je n'ai pas l'habitude de trinquer avec personne, et surtout de boire aux frais des autres, mais aux miens.


--L'habitude, non, reprit l'étranger; mais une fois par hasard n'est pas coutume, et un samedi soir encore! Allons! dites ce que vous voulez, monsieur Gargery.

--Je ne voudrais pas vous refuser plus longtemps, dit Joe; du rhum.

--Soit, du rhum, répéta l'étranger. Mais monsieur voudra-t-il bien, à son tour, témoigner son désir?

--Du rhum, dit M. Wopsle.

--Trois rhums! cria l'étranger au propriétaire du cabaret, et trois verres pleins!

--Monsieur, observa Joe, en manière de présentation, est un homme qui vous ferait plaisir à entendre, c'est le chantre de notre église.

--Ah! ah! dit l'étranger vivement, en me regardant de côté, l'église isolée, à dro

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