Le magasin d'antiquités, Tome I, page 239 by Charles Dickens

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r l'apparition soudaine de ce modèle achevé de laideur, qu'elle se hâta d'enlever le petit enfant de son berceau et de se réfugier avec lui à l'extrémité de la chambre. Pendant ce temps, le petit Jacob, assis sur son escabeau, les mains sur ses genoux, considérait Quilp comme une espèce de fantôme fascinateur et poussait des cris terribles. M. Richard Swiveller passait tranquillement en revue la famille par-dessus la tête de M. Quilp; et Quilp lui-même, les mains dans ses poches, souriait du plaisir d'avoir causé toute cette peur.

«Ne soyez pas effrayée, madame, dit Quilp après quelques moments de silence; votre fils me connaît; je ne mange pas les petits enfants, je ne les aime pas assez pour cela. Vous feriez mieux de faire taire ce petit qui crie comme si j'étais tenté de le dévorer. Holà, monsieur! Voulez-vous bien rester tranquille?...»

Le petit Jacob arrêta le cours de deux larmes qui coulaient de ses yeux, et aussitôt il garda le silence de la terreur.

«Ne vous avisez pas de crier encore, méchant que vous êtes! dit Quilp le regardant avec sévérité, ou bien je vous ferai des grimaces et vous donnerai des attaques de nerfs. Maintenant, monsieur, dit-il à Kit, pourquoi n'êtes-vous pas venu chez moi comme vous me l'aviez promis?

-- Pourquoi y serais-je allé? répliqua le jeune homme. Je n'avais pas affaire à vous, pas plus que vous n'aviez affaire à moi.

-- Voyons, madame, dit Quilp, se retournant vivement et quittant Kit pour sa mère; quand est-ce que son vieux maître est venu ici ou a envoyé chez vous pour la dernière fois? Est-il ici en ce moment? S'il n'y est pas, où est-il allé?

-- Il n'est pas venu du tout ici, répondit mistress Nubbles Je voudrais bien savo

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