Le magasin d'antiquités, Tome I, page 279 by Charles Dickens
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quelques autres dispositions pour la classe, Nelly craignit de le gêner et offrit de se retirer dans sa petite chambre à coucher. Mais il ne voulut pas y consentir; et, comme il semblait content de l'avoir auprès de lui, elle resta, activement occupée de son ouvrage.
«Avez-vous beaucoup d'élèves, monsieur?» demanda-t-elle.
Le pauvre maître d'école secoua la tête et répondit:
«À peine de quoi remplir ces deux bancs.
-- Les autres sont-ils bien savants, monsieur? demanda-t-elle encore, regardant les trophées attachés à la muraille.
-- De bons petits enfants, dit-il, de bons petits enfants, ma chère; mais aucun ne sera jamais capable d'en faire autant.»
Un petit garçon à la tête blonde et au visage hâlé par le soleil se montra à la porte tandis que le maître parlait, et, après s'y être arrêté pour saluer et lui tirer son pied par derrière, en manière de révérence, entra et prit sa place sur un des deux bancs. Le petit garçon à la tête blonde posa alors sur ses genoux un livre ouvert dont les pages étaient terriblement cornées, et fourrant les mains dans ses poches, commença à compter les billes dont elles étaient pleines, prouvant par l'expression de sa physionomie la disposition remarquable qu'il avait pour ne pas penser le moins du monde à l'abécédaire sur lequel ses yeux étaient axés. Bientôt après, un autre petit blond entra d'un pas traînant, puis un autre à cheveux roux, puis deux autres blondins, puis un autre avec une petite tête de caniche, jusqu'à ce qu'enfin les bancs fussent occupés par une douzaine environ de jeunes garçons avec des têtes de toutes couleurs (pas de t&ec