David Copperfield - Tome I, page 119 by Charles Dickens

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; si cela vous plaît, toutefois: autrement, n'en faites rien.»

Je me hâtai d'obéir à cette amicale proposition, et je versai dans la main de Steerforth tout le contenu de la bourse de Peggotty.

-- Voulez-vous en dépenser quelque chose maintenant? dit Steerforth. Qu'en pensez-vous?

-- Non, merci, répondis-je.

-- Mais c'est très-facile, si vous en avez envie? dit Steerforth, vous n'avez qu'à parler.

-- Non, merci, monsieur, répétai-je.

-- Peut-être auriez-vous eu envie d'acheter une bouteille de cassis, pour un ou deux shillings. Nous la boirions peu à peu, là- haut dans le dortoir, reprit Steerforth. Vous êtes de mon dortoir, à ce qu'il paraît.»

L'idée ne m'en était pas venue, mais je n'en dis pas moins: «oui, cela me convient tout à fait.

-- Parfaitement dit Steerforth. Je parie que vous seriez enchanté d'acheter pour un shilling de biscuits aux amandes?»

Je répondis que cela me plaisait aussi.

«Et puis pour un ou deux shillings de gâteaux et de fruits? dit Steerforth, n'est-ce pas, petit Copperfield!»

Je souris parce qu'il souriait, mais malgré ça je ne savais trop qu'en penser.

«Bon! dit Steerforth, cela durera ce que ça pourra, après tout. Vous pouvez compter sur moi. Je sors quand cela me plaît, je passerai le tout en contrebande.» Et en même temps il mit l'argent dans sa poche, en me recommandant de ne pas m'inquiéter: il veillerait à ce que tout se passât bien.

Il tint parole, si on pouvait dire que tout se passât bien, lorsqu'au fond du coeur je sentais que c'était mal, que c'était faire un mauvais usage des deux demi-couronnes de ma mère; je conservai pourtant le morceau de papier qui les enveloppait: précieuse économie! Qua

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