David Copperfield - Tome I, page 299 by Charles Dickens

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r cette douce petite créature que celui où elle vous vit pour la première fois, souriant et faisant les yeux doux, je parie, comme si vous n'étiez pas capable de dire une sottise à un enfant?

-- Je n'ai jamais entendu de langage plus élégant, dit miss Murdstone.

-- Croyez-vous que je ne comprenne pas votre jeu comme si j'y avais été? continua ma tante, maintenant que je vous vois et que je vous entends, ce qui, à vous dire le vrai, n'est rien moins qu'un plaisir pour moi. Ah! certes, il n'y avait personne au monde d'aussi doux et d'aussi soumis que M. Murdstone dans ce temps-là. La pauvre petite innocente n'avait jamais vu mouton pareil. Il était si plein de bonté! il adorait la mère: il avait une passion pour le fils, une véritable passion! il serait pour lui un second père, et il n'y avait plus qu'à vivre tous ensemble dans un paradis plein de roses, n'est-ce pas? Allons donc, laissez-moi tranquille! dit ma tante.

-- Je n'ai de ma vie vu une femme semblable, s'écria miss Murdstone.

-- Et quand vous avez été sûr de cette pauvre petite insensée, dit ma tante (Dieu me pardonne d'appeler ainsi une créature qui est maintenant là où vous n'êtes pas pressé d'aller la rejoindre!), comme si vous n'aviez pas fait assez de tort à elle et aux siens, vous vous êtes mis à commencer son éducation, n'est-ce pas? Vous avez entrepris de la dresser, et vous l'avez mise en cage comme un pauvre petit oiseau, pour lui faire oublier sa vie passée et lui apprendre à chanter sur le même air que vous.

-- C'est de la folie ou de l'ivresse, dit miss Murdstone, au désespoir de ne pouvoir détourner de son côté le torrent d'invectives de ma tante, et je soupçonne que c'est plutôt de l'ivresse.»

Miss Betsy, sans faire la moind

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