David Copperfield - Tome I, page 339 by Charles Dickens

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le mérite le titre respectable que je lui donne. Et c'est fort heureux pour vous, John, que votre cousine soit la femme du docteur; vous avez trouvé en lui un ami dévoué et influent, qui ne finira pas là ses bontés, si vous les méritez, j'en suis sûre. Je n'ai point de faux orgueil, je n'hésite point à avouer franchement qu'il y a dans notre famille des personnes qui ont besoin d'un ami; vous, par exemple, vous étiez dans ce cas-là, avant que l'influence de votre cousine vous eût procuré cet ami secourable.»

Le docteur, dans la générosité de son coeur, fit un signe de la main comme pour dire que cela n'en valait pas la peine, et pour épargner à M. Jack Maldon un nouvel appel fait à sa reconnaissance; mais mistress Markleham changea de chaise pour aller s'asseoir plus près du docteur, et là elle appuya son éventail sur le bras de son gendre, en disant:

«Non, en vérité, mon cher docteur; je vous prie de m'excuser si je reviens souvent sur ce sujet qui excite en moi des sentiments si vifs; c'est une vraie monomanie de ma part, mais vous êtes une bénédiction pour nous tous. Votre mariage avec Annie a été le plus grand bonheur qui pût nous arriver.

-- Allons donc, allons donc! dit le docteur.

-- Non, non, je vous demande pardon, reprit le Vieux-Soldat; nous sommes seuls, à l'exception de notre excellent ami M. Wickfield, et je ne consentirai pas à me laisser fermer la bouche; je réclamerai plutôt mes privilèges de belle-mère pour vous gronder, si vous le prenez comme cela. Je suis franche et j'ai le coeur sur la main: ce que j'ai dit là, c'est ce que j'ai dit tout de suite quand vous m'avez jetée dans un si grand étonnement... Vous vous rappelez ma surprise? en demandant la main d'Annie; non pas que la propos

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