David Copperfield - Tome I, page 489 by Charles Dickens

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s procureurs ne sont pas une seule et même chose, n'est-ce pas? dis-je un peu troublé.

-- Non, répliqua Steerforth, les avocats ne sont que des pékins, des gens qui doivent avoir pris leur grade de docteur à l'université, c'est ce qui fait que je ne suis pas étranger à ces questions-là. Les procureurs emploient les avocats. Ils reçoivent en commun de bons honoraires et mènent là une bonne petite vie très-agréable. Bref, David, je vous conseille de ne pas dédaigner la cour de l'Officialité. Je vous dirai de plus, si cela peut vous faire plaisir, qu'ils se flattent d'exercer là un état de la plus haute distinction.»

En faisant la part de la légèreté avec laquelle Steerforth traitait le sujet, et en réfléchissant à la gravité antique que j'associais dans mon esprit avec ce vieux petit coin près du cimetière de Saint-Paul, je me sentais assez disposé à accepter la proposition de ma tante, sur laquelle elle me laissait parfaitement libre d'ailleurs, me disant franchement que cette idée lui était venue en allant voir dernièrement son procureur à la cour de l'Officialité, pour régler son testament en ma faveur.

«En tout cas, c'est un procédé louable de la part de votre tante, dit Steerforth quand je lui communiquai cette circonstance, et qui mérite encouragement. Pâquerette, mon avis est que vous ne dédaigniez pas l'Officialité.»

C'est aussi ce que je résolus. Je dis alors à Steerforth que ma tante m'attendait à Londres, et qu'elle avait pris, pour une huitaine, un appartement dans un hôtel très-tranquille aux environs de Lincoln's-Inn, attendu qu'il y avait dans cette maison un escalier de pierre et une porte donnant sur le toit, ma tante étant fermement

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