David Copperfield - Tome I, page 549 by Charles Dickens

<< Return to Title Details & Download

 < previous  next > 

550

ucune trace du jour.

Quand je le vis descendre de bonne heure, le lendemain matin (car, grâce au ciel, il refusa de rester à déjeuner), il me sembla que la nuit disparaissait avec lui; mais en prenant le chemin de mon bureau, je recommandai particulièrement à mistress Crupp de laisser mes fenêtres ouvertes, pour donner de l'air à mon salon, et le purifier de toutes les souillures de sa présence.


CHAPITRE XXVI.

Me voilà tombé en captivité.

Je ne vis plus Uriah Heep jusqu'au jour du départ d'Agnès. J'étais au bureau de la diligence pour lui dire adieu et la voir partir, et je la trouvai là qui retournait à Canterbury par le même véhicule. J'éprouvai du moins une petite satisfaction à voir cette redingote marron trop courte de taille, étroite et mal fagotée, en compagnie d'un parapluie qui ressemblait à une tente, plantés au bord du siège de derrière sur l'impériale, tandis qu'Agnès avait naturellement une place d'intérieur; mais je méritais bien cette petite indemnité pour la peine que je pris de faire l'aimable avec lui pendant qu'Agnès pouvait nous voir. À la portière de la diligence, de même qu'au dîner de mistress Waterbrook, il planait autour de nous sans relâche comme un grand vautour, dévorant chaque parole que je disais à Agnès ou qu'elle me disait.

Dans l'état de trouble où m'avait jeté la confidence qu'il m'avait faite au coin de mon feu, j'avais réfléchi souvent aux expressions qu'Agnès avait employées en parlant de l'association. «J'ai fait, j'espère, ce que je devais faire. Je savais qu'il était nécessaire pour le repos de papa que ce sacrifice s'accomplit, et je l'ai engagé à le consommer.» J'&eacut

 < previous  next >