David Copperfield - Tome I, page 609 by Charles Dickens

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fâcheux, j'espère? Je me suis figuré qu'il avait un peu l'air ennuyeux!

-- Traddles! dis-je d'un ton de triomphe.

-- Qui ça? demanda Steerforth de son air insouciant.

-- Est-ce que vous ne vous rappelez pas Traddles? Traddles, qui couchait dans la même chambre que nous à Salem-House?

-- Ah! c'est lui, dit Steerforth en frappant avec les pincettes un morceau de charbon placé sur le sommet du feu? Est-il toujours aussi simple qu'autrefois? Où donc l'avez-vous déterré?»

Je fis de Traddles un éloge aussi pompeux que possible, car je sentais que Steerforth avait pour lui quelque dédain. Mais lui, écartant ce sujet avec un signe de tête et un sourire, se borna à remarquer qu'il ne serait pas fâché non plus de revoir notre ancien camarade, qui avait toujours été un drôle de corps, puis il me demanda si j'avais quelque chose à lui donner à manger. Pendant les intervalles de ce court dialogue qu'il soutenait avec une vivacité fébrile, il brisait les charbons avec les pincettes, d'un air contrarié. Je remarquai qu'il continuait, pendant que je tirais de mon armoire les débris du pâté de pigeons, et quelques autres restes du festin.

«Mais voilà un souper de roi, Pâquerette, s'écria-t-il, en sortant tout à coup de sa rêverie, et en s'asseyant près de la table. Je vais y faire honneur, car je viens de Yarmouth.

-- Je croyais que vous étiez à Oxford, répliquai-je.

-- Non, dit Steerforth, je viens de faire le métier de matelot, ce qui vaut mieux.

-- Littimer est venu aujourd'hui ici pour demander si je vous avais vu, repris-je, et j'ai compris d'après ses paroles que vous étiez à Oxford, quoique je doive avouer, maintenant que j'y pense, qu'il ne m'en a pas dit un mot.

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