David Copperfield - Tome I, page 89 by Charles Dickens

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lait M. Barkis), homme d'un tempérament flegmatique, comme je l'ai dit dans un chapitre précédent, et point du tout conversatif. Je lui offris un gâteau, comme marque d'attention; il l'avala d'une bouchée, ainsi qu'aurait pu faire un éléphant, et sa large face ne bougea pas plus que n'aurait pu faire celle d'un éléphant.

«Est-ce que c'est elle qui les a faits? dit M. Barkis, toujours penché, avec son air lourdaud, sur le devant de sa carriole, un bras placé sur chacun de ses genoux.

-- C'est de Peggotty que vous voulez parler, monsieur?

-- Ah! dit M. Barkis. Elle-même.

-- Oui, c'est elle qui fait tous les gâteaux chez nous, d'ailleurs elle fait toute la cuisine.

-- Vraiment?» dit M. Barkis.

Il arrondit ses lèvres comme pour siffler, mais il ne siffla pas. Il se pencha pour contempler les oreilles de son cheval, comme s'il y découvrait quelque chose de nouveau, et resta dans la même position pas mal de temps, enfin il me dit:

«Pas d'amourettes, je suppose?

-- Des amourettes de veau, voulez-vous dire, monsieur Barkis? Je vous demande pardon, elle les accommode aussi à merveille, car je croyais qu'il avait envie de prendre quelque chose, et qu'il désirait particulièrement se régaler d'un plat d'amourettes.

-- Non, des amourettes... d'amour. Il n'y a personne qui aille se promener avec elle?

-- Avec Peggotty?

-- Ah! dit-il, elle-même!

-- Oh! non, jamais, jamais elle n'a eu d'amour ni d'amourettes.

-- Non, vraiment?» dit M. Barkis.

Il arrondit de nouveau ses lèvres comme pour siffler, mais il ne siffla pas plus que la première fois, et se mit à considérer encore les oreilles de son cheval.

«Et ainsi, dit M. Barkis, après un long silence, elle fait toutes les tartes aux pommes, et toute la cuisine, n'est-ce pas?&

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