David Copperfield - Tome II, page 129 by Charles Dickens
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d'émigrer; vous excuserez les petites incommodités qui résultent de la situation.»
En jetant un coup d'oeil autour de moi, avant de faire une réponse convenable, je vis que les effets de la famille étaient déjà emballés, et que leur volume n'avait rien d'effrayant. Je fis mes compliments à mistress Micawber sur le changement qui allait avoir lieu dans sa position.
«Mon cher monsieur Copperfield, me dit mistress Micawber, je sais tout l'intérêt que vous voulez bien prendre à nos affaires. Ma famille peut regarder cet éloignement comme un exil, si cela lui convient, mais je suis femme et mère, et je n'abandonnerai jamais M. Micawber.»
Traddles, au coeur duquel les yeux de mistress Micawber faisaient appel, donna son assentiment d'un ton pénétré.
«C'est au moins, continua-t-elle, ma manière de considérer l'engagement que j'ai contracté, mon cher monsieur Copperfield, et vous aussi, monsieur Traddles, le jour où j'ai prononcé ces mots irrévocables: «Moi, Emma, je prends pour mari Wilkins.» J'ai lu d'un bout à l'autre l'office du mariage, à la chandelle, la veille de ce grand acte, et j'en ai tiré la conclusion que je n'abandonnerais jamais M. Micawber. Aussi, poursuivit-elle, je peux me tromper dans ma manière d'interpréter le sens de cette pieuse cérémonie, mais je ne l'abandonnerai pas.
-- Ma chère, dit M. Micawber avec un peu d'impatience, qui vous a jamais parlé de cela?
-- Je sais, mon cher monsieur Copperfield, reprit mistress Micawber, que c'est maintenant au milieu des étrangers que je dois planter ma tente; je sais que les divers membres de ma famille, auxquels M. Micawber a écrit dans les termes les plus polis pour leur annoncer ce fait, n'ont pas seulement répondu à sa communication