David Copperfield - Tome II, page 149 by Charles Dickens

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poupée, à ce qu'il me semblait:

«Voyons, méchant, ne vous levez pas à cinq heures! Cela n'a pas de bon sens!

-- J'ai à travailler, ma chérie.

-- Eh bien! ne travaillez pas, dit Dora. Pourquoi faire?»

Il était impossible de dire autrement qu'en riant à ce joli petit visage étonné qu'il faut bien travailler pour vivre.

«Oh! que c'est ridicule! s'écria Dora.

-- Et comment vivrions-nous sans cela, Dora?

-- Comment? n'importe comment!» dit Dora.

Elle avait l'air convaincu qu'elle venait de trancher la question, et elle me donna un baiser triomphant qui venait si naturellement de son coeur innocent que je n'aurais pas voulu pour tout l'or du monde discuter avec elle sa réponse.

Car je l'aimais, et je continuai de l'aimer de toute mon âme, de toute ma force. Mais tout en travaillant beaucoup, tout en battant le fer pendant qu'il était chaud, cela n'empêchait pas que parfois le soir, quand je me trouvais en face de ma tante, je réfléchissais à l'effroi que j'avais causé à Dora ce jour-là, et je me demandais comment je ferais pour percer au travers de la forêt des difficultés, une guitare à la main, et à force d'y rêver il me semblait que mes cheveux en devenaient tout blancs.


CHAPITRE VIII.

Dissolution de société.

Je m'empressai de mettre immédiatement à exécution le plan que j'avais formé relativement aux débats du Parlement. C'était un des fers de ma forge qu'il fallait battre tandis qu'il était chaud, et je me mis à l'oeuvre avec une persévérance, qu'il doit m'être permis d'admirer. J'achetai un traité célèbre sur l'art de la sténographie (il me coûta bien dix bons shillings), et je me plongeai dans un oc&eacu

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