David Copperfield - Tome II, page 549 by Charles Dickens
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vraiment merveilleuse, et elles sont toutes casées aussi commodément que possible. Trois dans cette chambre, dit Traddles, en m'indiquant une porte, et deux dans celle-là.»
Je ne pus m'empêcher de regarder autour de moi, pour chercher où pouvaient se loger M. et mistress Traddles. Traddles me comprit.
«Ma foi! dit-il, comme je vous disais tout à l'heure, nous ne sommes pas difficiles; la semaine dernière, nous avons improvisé un lit ici, sur le plancher. Mais il y a une petite chambre au- dessous du toit... une jolie petite chambre... quand une fois on y est arrivé. Sophie y a collé elle-même du papier pour me faire une surprise; et c'est notre chambre à présent. C'est un charmant petit trou. On a de là une si belle vue!
«Et enfin, vous voilà marié, mon cher Traddles. Que je suis content!
-- Merci, mon cher Copperfield, dit Traddles, en me donnant encore une poignée de main. Oui, je suis aussi heureux qu'on peut l'être. Voyez-vous votre vieille connaissance! me dit-il en me montrant d'un air de triomphe le vase à fleurs, et voilà le guéridon à dessus de marbre. Tout notre mobilier est simple et commode. Quant à l'argenterie, mon Dieu! nous n'avons pas même une petite cuiller!
-- Eh bien! vous en gagnerez, dis-je gaiement.
-- C'est cela, répondit Traddles, on les gagnera. Nous avons comme de raison des espèces de petites cuillers pour remuer notre thé: mais c'est du métal anglais.
-- L'argenterie n'en sera que plus brillante le jour où vous en aurez, lui dis-je.
-- C'est justement ce que nous disons, s'écria Traddles. Voyez- vous, mon cher Copperfield, et il reprit de nouveau son ton confidentiel, quand j'ai eu plaidé dans le procès de _Doe dem Gipes contre Wigzell_, où j'ai bien réussi, je suis allé en