Barnabé Rudge, Tome I, page 329 by Charles Dickens

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inés, cela ne lui suffit pas, car il passa et repassa sur la figure de cet homme la lumière couverte encore avec plus de soin, pour observer l'inconnu d'un oeil plus pénétrant.

Tandis qu'il était tout entier à cet examen, le dormeur, sans tressaillir, sans se tourner même, se réveilla. Il y eut dans la rencontre soudaine de son fixe regard une espèce de fascination qui ôta à l'observateur la présence d'esprit de retirer ses yeux, et l'obligea en quelque sorte de soutenir les yeux de l'autre. Ils restèrent ainsi à se considérer avec un étonnement réciproque, jusqu'à ce que M. Chester rompit enfin le silence, et lui demanda à voix basse pourquoi il était venu coucher là.

«Il me semblait, dit Hugh, en s'efforçant de se mettre sur son séant et continuant à fixer sur lui un regard prolongé, que vous faisiez partie de mon rêve. Un rêve curieux, ma foi; j'espère qu'il ne se réalisera jamais, maître.

-- D'où vient que vous frissonnez?

-- C'est le froid, je suppose, grogna-t-il en se secouant et se levant. Je ne sais pas encore bien où j'en suis.

-- Est-ce que vous ne me reconnaissez pas? dit M. Chester.

-- Oh que si, je vous reconnais bien, répliqua-t-il. Je rêvais de vous; mais, par exemple, nous ne sommes pas où je croyais être avec vous, Dieu merci!»

En disant ces mots, il regarda autour de lui, et particulièrement au-dessus de sa tête, comme s'il se fût attendu à se trouver au- dessous de quelque objet qui faisait partie de son rêve. Puis il se frotta les yeux, se secoua de nouveau, et suivit son conducteur dans son appartement.

M. Chester alluma les bougies de sa table de toilette, et roulant une bergère vers le feu qui brûlait encore, s'ass

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