Barnabé Rudge, Tome II, page 209 by Charles Dickens

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ed de la muraille; et là, ne pouvant aller plus loin, elle tomba par terre. Persuadé que ce n'était qu'une frime pudique, Simon essaya de la relever. Mais alors Dolly, poussée au désespoir, lui saisit la crinière à deux mains, et, s'écriant tout en larmes que ce n'était qu'un misérable petit polisson, et qu'il n'avait jamais été que ça, le secoua, le tira, le battit si bien, que c'était plaisir de la voir, et d'entendre le malheureux appeler au secours. Jamais elle n'avait paru si belle à Hugh que dans ce moment.

«Il faut qu'elle ait les nerfs bien agacés ce soir, dit Simon en rajustant ses plumes toutes fripées; elle ne sait pas ce qu'elle fait. Il faut la laisser seule jusqu'à demain matin, cela va la remettre un peu. Emportez-la dans la maison voisine.»

À l'instant, Hugh la prit dans ses bras. Mais, soit que M. Tappertit se sentit réellement attendrir le coeur à la vue de sa douleur, soit qu'il ne trouvât pas bienséant qu'on vit sa future se débattre dans les bras d'un autre homme, il ordonna à Hugh, réflexion faite, de la déposer là, et la regarda de mauvais oeil, pendant qu'elle allait bien vite se réfugier auprès de miss Haredale, s'attachant après son amie, et cachant dans les plis de sa robe la rougeur de son front.

«Elles vont rester ensemble ici jusqu'à demain matin, dit Simon, qui avait eu le temps de reprendre toute sa dignité... jusqu'à demain matin. Partez.

-- Bah! cria Hugh, comment, capitaine? Partez! Ha! ha! ha!

-- Qu'est-ce qui vous fait rire? demanda Simon d'un air sévère.

-- Rien, capitaine, rien,» répondit Hugh; et en même temps il tapait de sa main l'épaule du petit homme et recommençait à rire dix fois plus fort sans en ex

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