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un gros juron.

«N'approchez pas, camarade, n'approchez pas, cria Dennis, se cachant derrière la chaise, ne me touchez pas. Je suis prisonnier comme vous. Je n'ai pas la liberté de mes membres. Je ne suis qu'un pauvre vieux. Ne me faites pas de mal.»

Il prononça les derniers mots d'un air si câlin et d'un ton si piteux, que Hugh, qui avait saisi la chaise et la tenait en l'air pour lui en asséner un coup, se retint et lui dit de se relever.

«Oui certainement, camarade, je vais me relever, cria Dennis, prompt à l'apaiser par tous les moyens en son pouvoir; je ne demande pas mieux que de faire tout ce qui peut vous être agréable, bien sûr; là! me voici relevé. Qu'est-ce que je puis faire pour vous? Vous n'avez qu'un mot à dire, et je le ferai.

-- Ce que vous pouvez faire pour moi! cria Hugh, en l'empoignant par le collet avec ses deux mains et le secouant aussi rudement que s'il voulait lui couper la respiration. Et qu'est-ce que vous avez fait pour moi?

-- J'ai fait de mon mieux, ce que je pouvais faire de mieux.» répondit le bourreau.

Hugh, sans répliquer, le secoua dans ses serres vigoureuses à lui faire branler les dents dans la mâchoire, le lança par terre, et alla se rejeter lui-même sur son banc.

«Si ce n'était pas le plaisir que je ressens au moins de vous voir ici, murmura-t-il entre ses dents, je vous aurais écrasé la tête contre la muraille; oh! oui, et ça ne serait pas long.»

Il se passa quelque temps avant que Dennis eût retrouvé sa respiration pour pouvoir parler; mais sitôt qu'il put reprendre son langage humble et soumis, il n'y manqua pas.

«Oui, j'ai fait de mon mieux, dit-il d'un ton caressant; savez- vous que j'avais là deux baïonnettes dans les reins, et je ne sais pas combien de cartouches &a

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