Barnabé Rudge, Tome II, page 459 by Charles Dickens

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cute;cit.

Avant de quitter cette scène charmante, nous ferons bien de jeter un coup d'oeil sur un tableau plus sombre et d'un genre tout différent, qui, cette nuit-là même, avait eu un petit nombre de spectateurs.

C'était dans un cimetière, à l'heure de minuit; il n'y avait d'autres assistants qu'Édouard Chester, un ministre, un fossoyeur, et les quatre porteurs d'une bière grossière. Ils se tenaient tous debout autour d'une fosse nouvellement creusée, et l'un des porteurs tenait à la main une lanterne sourde, la seule lumière qui éclairât ces lieux funèbres, pour répandre sa faible lueur sur le livre d'offices. Il la plaça un moment sur le cercueil, avant de la descendre avec l'aide de ses compagnons. Le couvercle de la bière ne portait aucune inscription.

La terre humide retomba avec un bruit solennel sur la dernière demeure de cet homme sans nom; et le bruit du gravier laissa un triste écho même dans l'oreille endurcie de ceux qui l'avaient porté à son dernier asile. La fosse fut remplie jusqu'au haut, puis aplanie en piétinant dessus, et ils s'en allèrent tous ensemble.

-- Vous ne l'avez jamais vu de son vivant? demanda le ministre à Édouard.

-- Pardon, souvent, mais il y a bien des années, et je ne ne doutais pas que ce fût mon frère.

-- Jamais depuis?

-- Jamais. J'ai voulu le voir hier, mais il s'y est refusé obstinément, malgré les instances répétées que j'ai fait faire auprès de lui.

-- Et il a refusé de vous voir? Il fallait que ce fût un coeur endurci et dénaturé.

-- Croyez-vous?

-- Vous avez l'air de n'être pas de mon avis?

-- En effet. Nous entendons tous les jours le monde s'étonner de

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