Les Trois Mousquetaires, page 329 by Alexandre Dumas

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u as dit que j’étais allé. D’ailleurs, n’as-tu pas autant de hâte d’avoir des nouvelles de Grimaud, de Mousqueton et de Bazin que j’en ai, moi, de savoir ce que sont devenus Athos, Porthos et Aramis?

-- Si fait, monsieur, dit Planchet, et je partirai quand vous voudrez; l’air de la province vaut mieux pour nous, à ce que je crois, en ce moment, que l’air de Paris. Ainsi donc...

-- Ainsi donc, fais notre paquet, Planchet, et partons; moi, je m’en vais devant, les mains dans mes poches, pour qu’on ne se doute de rien. Tu me rejoindras à l’hôtel des Gardes. À propos, Planchet, je crois que tu as raison à l’endroit de notre hôte, et que c’est décidément une affreuse canaille.

-- Ah! croyez-moi, monsieur, quand je vous dis quelque chose; je suis physionomiste, moi, allez!»

D’Artagnan descendit le premier, comme la chose avait été convenue; puis, pour n’avoir rien à se reprocher, il se dirigea une dernière fois vers la demeure de ses trois amis: on n’avait reçu aucune nouvelle d’eux, seulement une lettre toute parfumée et d’une écriture élégante et menue était arrivée pour Aramis. D’Artagnan s’en chargea. Dix minutes après, Planchet le rejoignait dans les écuries de l’hôtel des Gardes. D’Artagnan, pour qu’il n’y eût pas de temps perdu, avait déjà sellé son cheval lui-même.

«C’est bien, dit-il à Planchet, lorsque celui-ci eut joint le portemanteau à l’équipement; maintenant selle les trois autres, et partons.

-- Croyez-vous que nous irons plus vite avec chacun deux chevaux? demanda Planchet avec son air narquois.

-- Non, monsieur le mauvais plaisant, répondit d’Artagnan, mais ave

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