Le Tour du Monde; Ava, page 19 by Various Authors
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ect jusqu'au confluent du Kyend-wen.
Dans tout ce parcours, des berges élevées, des falaises escarpées de grès ou d'argile rouge encaissent la rivière à l'orient. Près du fleuve les terrains sont ravinés et tourmentés; plus loin le sol s'élève en longues pentes ou en collines ondulées. La végétation a perdu ici son caractère tropical: rare et rabougrie en quelque sorte, elle ne se compose guère que d'une variété de zizyphus jujuba, acacia cathechu, entremêlés de ces euphorbes décharnés et de ces pâles et maladifs madars qui se rencontrent dans tous les endroits stériles et desséchés de l'Inde, depuis le Peshawer jusqu'au Pégu.
[Illustration: Pattshaing à baguettes.]
Hâtons-nous de dire que ces falaises stériles s'ouvrent de temps à autre pour laisser entrevoir, dans l'intérieur des terres, de jolis vallons perpendiculaires au fleuve; au débouché de tous, de verdoyants bosquets de palmiers et de grands arbres ombragent de riants petits villages dont la verte ceinture de champs cultivés et de haies bien entretenues forme un charmant contraste avec les collines stériles et nues qui les environnent.
Sur la rive droite, ces hautes terres disparaissent près Memboo, à dix-huit milles (vingt-neuf kilomètres) de Menh'la; une immense plaine d'alluvion s'étend jusqu'aux derniers contre-forts des monts Aracan; c'est la province de Tsalen, une des plus riches de l'empire birman.
De Men-goon, nous gagnons Magwé; entre ces deux localités, sur des collines dénudées, brillent les blanches pagodes de Kwé-zo, auxquelles on arrive par d'interminables escaliers.
La ville de Magwé. -- Musique, concert et drames birmans.
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