Le Tour du Monde; Ava, page 79 by Various Authors

<< Return to Title Details & Download

 < previous  next > 

80

e bétel, du bétel préparé, du chunam, du thé confit et mariné, du gingembre salé en tranches minces, de l'ail frit, des noisettes dépouillées de leur coque et des noix de terre rôties. Les convives birmans semblèrent se délecter du bétel et du thé mariné plus que de toute autre friandise, et le vieux Camaretta en fit autant. Les cigares terminèrent la fête.

Notre seconde visite officielle fut pour le mein-loung-mengyi, qui emprunte son titre à un district septentrional du royaume. C'est un personnage, approchant de la soixantaine, édenté et d'assez pauvre mine. Sa vieille épouse, de manières plus simples et plus distinguées que lui, fit les honneurs d'un déjeuner à peu près pareil à celui qu'on nous avait servi chez le magwé-mengyi, et de temps à autre elle nous signalait certains plats. Ignorant la coutume de se serrer la main au moment où l'ambassadeur la quittait, elle lui mit amicalement la main sur l'épaule en l'assurant du plaisir que lui avait fait sa visite.

À quelques détails près nos autres visites ressemblèrent aux deux premières. Je dois mentionner seulement le déjeuner que nous offrit le pakhan-mengyi, parce que sa femme y assista, avec ses deux soeurs et sa mère. Leurs manières étaient aussi distinguées que réservées; plus jolies que ne le sont d'ordinaire les Birmanes, elles possédaient réellement la délicatesse et la grâce.

[Illustration: Jeunes dames birmanes.--Dessin de Morin d'après H. Yule.]

Elles portaient le tamein national, jupe étroite en soie rayée, des jaquettes en fine mousseline blanche, et des ornements d'un éclat qu'auraient envié des femmes plus civilisées. Leurs cylindres d'oreill

 < previous  next >