Le Tour du Monde; Perse, page 39 by Various Authors
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et, si j'étais à leur place, je penserais de même. C'est le domaine souverain de la conversation, de l'anecdote, du propos bon ou mauvais, et le grand réceptacle de tout ce qui se dit. Enfin c'est un lieu qui respire le désoeuvrement et la bonne humeur d'un peuple heureux de n'avoir à faire que ce qu'il veut, et que la nature a cependant créé remuant.
[Illustration: Entrée de Kaschan.--Dessin de M. Jules Laurens.]
Nous admirâmes beaucoup aussi le collége. Je lui trouve le mérite d'être construit tout nouvellement. L'architecture en est bonne et curieuse. Les jardins (car, en Perse, la science est assez péripatéticienne et ne se passe pas de beaux ombrages) sont bien dessinés et bien entretenus. On nous dit que les professeurs étaient savants; sans avoir pu en juger, je n'ai pas de peine à le croire, vu la réputation littéraire de la ville.
De Kaschan à la plaine de Téhéran. -- Koum. -- Feux d'artifice. -- Le pont du Barbier. -- Le désert du Khavèr. -- Houzé-Sultan. -- La plaine de Téhéran.
Nous regrettâmes notre jardin de Fyn plus encore que l'Imarêt-è-Sadr d'Ispahan. Mais comme les regrets ne changent rien au train du monde, nous n'en partîmes pas moins de ce joli séjour, et nous fîmes dans le désert une journée que la sévérité des lieux et une chaleur raisonnable rendirent suffisamment austère. Nous marchâmes quatre heures, et nous arrivâmes à Schourab, très-triste endroit.
Le lendemain on ne fit que trois heures et demie jusqu'à Pamyngan.
[Illustration: Une caravane persane au repos.--Dessin de M. Jules Laurens.]
À Koum, tout nous parut fort bien. Les bazars sont vastes, et il y a de belles maisons avec de grands jardins. La ville a