Le Tour du Monde; Perse, page 59 by Various Authors

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tirent pour Kaschemyr. Dans cette ville, on leur dit que le culte du feu était inconnu ou du moins n'avait point de sanctuaire dans la vallée; mais qu'il était de notoriété publique que Balkh étant la mère des villes et ayant été fondée par Zerdescht ou Zoroastre, si un Atesch-Kédèh pouvait exister quelque part, ce devait être incontestablement là. Ils en tombèrent d'accord et partirent pour Balkh. Point d'Atesch-Kédèh; c'était à Bokhara qu'il fallait se rendre pour s'en éclaircir. Ils y allèrent et trouvèrent enfin, non pas ce qu'ils cherchaient, mais des renseignements positifs. On leur affirma que le sanctuaire de leur croyance existait à Bakou, sur la rive occidentale de la Caspienne, dans le pays des Russes (voy. notre premier volume, p. 125); et, en effet, les feux perpétuels que la nature y entretient sont un objet constant d'adoration de la part des sectaires.

Kakscha et Mostanscha reprirent leur route, sans avoir le moins du monde pensé à perdre patience, et s'acheminèrent vers Asterabad; mais c'était justement dans le temps que le gouverneur actuel de cette ville, Djafèr-Kouly-Khan, faisait une campagne longtemps différée, et devenue indispensable, contre les maraudeurs turcomans; de peur de tomber dans ce conflit et d'être faits esclaves d'un côté ou décapités de l'autre, les deux Tamouls se dirigèrent vers Mesched, et de là passèrent par Téhéran, où j'entendis leur histoire.

Je ne relève pas ce qu'il y a de singulier à voir le culte du feu et les Atesch-Kédèhs de la Perse en vénération sur la côte du Malabar et auprès de gens qui se prétendent de caste brahmanique; je constate seulement que cela est, et c'est une des marques les plus f

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