Robur-le-Conquerant , page 149 by Jules Verne

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e, absolument horizontale. De ces nuages s'échappaient des protubérances allongées, dont la pointe semblait attirer l'eau qui bouillonnait au-dessous en forme de buisson liquide.

Tout à coup, cette eau s'élança, affectant la forme d'une énorme ampoulette.

En un instant, l'Albatros fut enveloppé dans le tourbillon d'une gigantesque trombe, à laquelle une vingtaine d'autres, d'un noir d'encre, vinrent faire cortège. Par bonheur, le mouvement giratoire de cette trombe était inverse de celui des hélices suspensives, sans quoi celles-ci n'auraient plus eu d'action, et l'aéronef eût été précipité dans la mer; mais il se mit à tourner sur, lui-même avec une effroyable rapidité.

Cependant le danger était immense et peut-être impossible à conjurer, puisque l'ingénieur ne pouvait se dégager de la trombe dont l'aspiration le retenait en dépit des propulseurs. Les hommes, projetés par la force centrifuge aux deux bouts de la plate-forme, durent se retenir. aux montants pour ne point être emportés.

« Du sang-froid! cria Robur.

Il en fallait, - de la patience aussi.

Uncle Prudent et Phil Evans, qui venaient de quitter leur cabine, furent repoussés à l'arrière, au risque d'être lancés par-dessus le bord.

En même temps qu'il tournait, l'Albatros suivait le déplacement de ces trombes qui pivotaient avec une vitesse dont ses hélices auraient pu être jalouses. Puis, s'il échappait à l'une, il était repris par une autre, avec menace d'être disloqué ou mis en pièces.

Un coup de canon! ... cria l'ingénieur.

Cet ordre s'adressait à Tom Turner. Le contremaître s'était accroché à. la petite pièc

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