es choisies par un goût raffiné de rêveur solitaire: des compositions d'Albert Durer, l'Hélène de Gustave Moreau et son Orphée, quelques eaux-fortes de Goya. La couchette en fer, la table bien rangée, la bibliothèque garnie de livres, le rouge du carrelage apparu comme un encadrement au tapis du milieu,--combien Claude avait aimé ce décor intime, et sur la porte cette phrase de l'Imitation écrite enfantinement par René: Cella continuata dulcescit! L'évocation de ces images modifia soudain la pensée de l'écrivain, qui se sentit, d'ironique, devenir triste, à l'idée qu'en effet cette entrée dans le monde par la porte du salon Komof était un gros événement pour un enfant de vingt-cinq ans et qui avait toujours vécu là. Quelle âme nourrie d'idéal il allait apporter dans cette société de luxe et