grave;re du roi; que, jusqu'à ce que Jean eût atteint vingt-un ans (il n'en avait alors que huit), le comte de Bretagne aurait la possession d'Angers, de Beaugé, de Beaufort et de la ville du Mans; qu'il donnerait en dot à sa fille, Bray, Châteauceau, avec les châteaux de Beuvron, de la Perrière et de Bellesme, à condition qu'il jouirait de ces trois dernières places le reste de sa vie, et quil ne ferait aucune alliance avec Henri, roi d'Angleterre, ni avec Richard, son frère. Aussitôt après ce traité, le comte de Bretagne, pour prouver son attachement aux intérêts du roi, marcha avec Imbert de Beaujeu, connétable de France, contre Richard, frère du roi d'Angleterre, l'empêcha de rien entreprendre sur les terres de France, et l'obligea de se retirer. Le roi d'Angleterre sollicita en vain les seigneurs de Normandie, d'Anjou et du Poitou, de prendre les armes en sa faveur; mais, comme aucun d'