ve; nos voyageurs. Cela vous donnera quelque notion de l'éloquence de ces genslà.
A. Comment Bougainville atil compris ces adieux prononcés dans une langue qu'il ignorait ?
B. Vous le saurez.
CHAPITRE II - LES ADIEUX DU VIEILLARD -------------------------------------
C'est un vieillard qui parle. Il était père d'une famille nombreuse. À l'arrivée des Européens, il laissa tomber des regards de dédain sur eux, sans marquer ni étonnement, ni frayeur, ni curiosité. Ils l'abordèrent ; il leur tourna le dos et se retira dans sa cabane. Son silence et son souci ne décelaient que trop sa pensée : il gémissait en lui-même sur les beaux jours de son pays éclipsés. Au départ de Bougainville, lorsque les habitants accouraient en foule sur le rivage, s'attachaient à ses vêtements, serraient ses camarades entre leurs bras,