toutes ces curiosités de l'Asie qui avaient été offertes à mon grand-père durant sa régence», et qui, «avec les tableaux et les marbres apportés d'Italie par le prince Pierre», remplissaient de «magnifiques inutilités» les appartements nombreux et tous habités. De Silésie, de Berlin, de Prague, de Dresde, les visiteurs se succédaient, mêlant leur va-et-vient au groupe des gentilshommes qui vivaient à demeure dans la familiarité du maître. Des demoiselles d'honneur, escorte permanente, entouraient aussi la duchesse. Les grandes chasses, les longs repas, les redoutes et les bals étaient pour le travail; pour le repos «une troupe de comédiens assez passables, des chanteurs italiens et de bons musiciens attachés à la maison de mon père». C'était à peu près l'existence qu'on menait dans les petites cours d'Allemagne.