urées dans les pays déjà islamisés et qui, dans les régions encore intactes, ont conservé--ou peu s'en faut--leur pureté. Ces traditions sont les suprêmes vestiges des croyances primitives de la race noire et, à ce titre, méritent d'être sauvées de l'oubli.
Elles le méritent encore au point de vue littéraire. Le fond des récits et la façon dont ils sont traités les maintiennent au niveau des contes populaires indo-européens ou sémites, avec lesquels ces récits offrent d'ailleurs de manifestes ressemblances.
Quant à la forme qu'on a respectée, autant qu'il était possible de le faire pour être compris des lecteurs français, elle est, espérons-nous, celle même que comporte la narration de contes populaires[4]. Les contes recueillis de 1904 à 1910 ont été sténographiés sous la lente