s; j'en fus bien reconnaissante. On éprouve un sentiment si pénible de se voir abandonné ainsi, que l'on est plus sensible à une légère marque d'intérêt.
Nous repartîmes quelques jours après par un vent favorable, et nous arrivâmes sans accidens nouveaux à Ystad.
Bien enchantée d'être délivrée de cette fâcheuse société, j'arrivai à Stockholm au mois de mars 1813.
CHAPITRE II.
Stockholm.
Assez d'autres ont écrit sur la capitale de la Suède; je ne dirai donc ici que les impressions que j'en ai éprouvées moi-même.
Stockholm est bâti sur un rocher. La mer offre de beaux points de vue; la ville est d'un aspect sévère et triste. Les rues sont belles, mais peu peuplées. Toujours de l'eau, des pierres, c'est ce qu'on rencontre partout. Les cailloux sont des blocs énormes,