Translated by Gérard de Nerval
te soient rendues d'avoir eu pitié de ma tristesse et d'avoir gémi de mes chagrins!
Aborde-la avec un visage calme, comme le mien l'est à l'instant suprême. Dis-leur que ma mort a été douce, et que je m'entretenais d'elle, que tu as entendu de ma bouche et lu dans mes yeux presque éteints ces dernières pensées de mon coeur:
«Adieu, soeur d'un frère chéri; fille céleste, adieu! Combien je t'aime! comme ma vie s'est écoulée dans la retraite, loin du vulgaire et toute pleine de toi!
» Ton ami mourant te bénit; nulle bénédiction ne s'élèvera pour toi d'un coeur aussi sincère!
» Puisse celui qui récompense, répandre autour de toi la paix de la vertu et le bonheur de l'innocence.
» Que rien ne manque à l'heureuse destinée qu'annonçait ton visage riant en sortant des mains du Créateurs, qu