tration du Taïkoune. Les Hollandais n'avaient donc de rapports qu'avec ce gouvernement, et vis-à-vis d'eux toute autorité se résumait dans l'autorité taïkounale. Dans ces circonstances, parurent, comme avant-garde des nations étrangères dans leur mouvement à l'égard du Japon, les Américains, qui, ne connaissant pas les conditions politiques du pays, cherchèrent les règles de leur conduite dans les relations des Hollandais avec le Taïkoune. Deux cents ans s'étaient passés dans un isolement presque absolu; il ne restait des Européens que le souvenir des complications apportées dans une époque lointaine de troubles intérieurs, par leur présence, l'influence de leurs doctrines et leur ardeur à s'enrichir. Les étrangers présentaient donc, pour les pouvoirs établis, un péril commun en dehors de tout parti. Ils ne s'étaient rallié