ouis XIV et de Louis XV, soit pour absoudre des coupables que les tribunaux auraient punis, soit pour condamner des innocents qu'ils auraient absous, ne procèdent-elles pas de celles qui, durant le règne de François Ier, jugèrent le surintendant Semblançay, le connétable de Bourbon, l'amiral Brion, le chancelier Poyet, Montecuccoli[2], et tant d'autres? Ne sont-elles pas des conséquences du système qui sous ce règne travestit les tribunaux mêmes en espèces de commissions, en y introduisant des magistrats auxquels le choix du roi tenait lieu des élections et des examens si religieusement consacrés par Louis XII, le père du peuple.
[Note 2: Dans mon mémoire sur François Ier, où j'ai écrit le nom de ce malheureux d'après les historiens, je l'ai nommé Montecucullo, son véritable nom est Montecuccoli.]
La corruption du haut clergé d