stre de l'Europe qui, par le grand état de sa maison, l'éclat avec lequel il représente son souverain, la noblesse de ses manières, l'étendue de sa puissance et le respect qu'il inspire, nous rappelle aujourd'hui la grandeur passée de Richelieu et de Mazarin, la profonde habileté de Ximenès et l'éclat de Buckingham.
Visite-t-il, dans le courant de l'été, ses domaines, on le voit suivi, dans ses voyages, par toute la chancellerie d'État; sort-il même de l'empire pour aller à Johannesberg, il amène toujours avec lui une douzaine des principaux conseillers auliques, deux fois autant de secrétaires; et pendant ces excursions, les courriers d'État ne font que sillonner nuit et jour la distance qui sépare Vienne de la résidence momentanée du ministre suprême.
Une des ailes de son château de Koenigswarth, près de Carlsbad, où il se rend tou