e de Saint-Mégrin. Je vous attendais...
D'EPERNON
Tu lui avais donc écrit?
SAINT-MEGRIN
Non, sur mon âme; je n'en ai parlé à personne...
D'EPERNON, à Joyeuse
Et toi?
JOYEUSE
Moi? Tu sais que je n'écris que quand j'y suis forcé...Cela me fatigue.
RUGGIERI
Je vous attendais, messieurs, et je m'occupais de vous.
SAINT-MEGRIN
En ce cas, tu sais ce qui nous amène.
RUGGIERI
Oui.
(D'Epernon et Saint-Mégrin se rapprochent de lui. Joyeuse se rapproche aussi, mais sans se lever de son fauteuil)
D'EPERNON
Alors toutes tes sorcelleries sont faites d'avances; nous pouvons t'interroger, tu vas nous répondre?
RUGGIERI
Oui...
JOYEUSE
Un instant, tête-Dieu!...(Tirant à lui Ruggieri) Venez ici, mon père...On dit que vous êtes en commerce avec Satan...Si cela était, si cet ent