L'auteur de ces quatrains ne s'est point proposé de rendre la précision, mais le sens et le sentiment des distiques latins du célebre Muret. Occupé d'un ouvrage intitulé: Leçons des Ecoles primaires, il en a détaché ce morceau, qui pourra servir également dans les classes latines et dans les écoles françaises. Il avait publié, dès 1783, l'Anthologie morale, recueil du même genre, qui a eu du succès, et qui doit reparaître corrigé avec soin.
s ton coeur, c'est ton premier mobile;
L'honneur, sans balancer, doit vaincre l'intérêt.
Utilitas quoties pugnare videtur honesto,
Ne dubitare quidem fas est, quin vincat honestas.
ENVOI.
EPILOGUS.
42.
Je ne veux pas lasser ton oreille attentive;
Je m'arrête. C'est peu que ces premiers avis;
Mais, mon fils, que ton coeur s'en pénetre et les suive;
Mes yeux, de tes progrès, seront bientôt ravis.
Pauca quidem hæc: sed quæ studio servata perenni
Mirificos fructus progressu temporis edent.
43.
Commence seulement, commence avec courage;
Des obstacles, enfin, tu seras triomphant.
Obtiens que l'Eternel bénisse ton ouvrage;
Offre à Dieu tes efforts, et deviens son enfant.
Adspiret tantum coeptis Deus, omnia cujus
Consilio æterno et certâ ratione reguntur.
44.
Le matin, quand du lit tu sors ave